mercredi 28 juin 2017

GM&S: nouvelles négociations mais toujours pas d'offre de reprise

Des salariés de l'équipementier automobile GM&S, menacé de liquidation, allument des feux de pneus et de palettes dans leur usine à La Souterraine, le 27 juin 2017 (afp)

Les négociations sur l'avenir de l'équipementier automobile GM&S Industry, menacé de liquidation, reprendront mercredi à 16H00, mais seulement au sujet d'éventuelles indemnités supra-légales de licenciement, alors qu'il n'y a toujours pas d'offre de reprise de l'entreprise de La Souterraine (Creuse), a indiqué la CGT à l'AFP.
La veille, tard dans la nuit, les constructeurs automobiles Renault et PSA avaient confirmé le montant des commandes promises pour pérenniser le site de GM&S et de plus prévu d'y investir 10 millions d'euros, avait annoncé le ministère de l'Economie après une réunion de crise à Paris.
Les discussions qui se sont tenues à Bercy entre des syndicalistes CGT et FO et le secrétaire d'Etat au ministère de l'Economie Benjamin Griveaux s'étaient prolongées dans le bureau du ministre Bruno Le Maire pendant 45 minutes jusqu'à près de minuit, avait indiqué à l'AFP un porte-parole du ministre.
Dans un communiqué diffusé ensuite par le ministère, après des entretiens lundi et mardi entre Bruno Le Maire et les PDG de Peugeot PSA et Renault, "Carlos Ghosn (Renault) et Carlos Tavares (PSA) ont confirmé le montant de commandes sur lequel ils s'étaient engagés", soit "respectivement 12 millions d'euros annuels pour PSA et 10 millions d'euros annuels pour Renault". Les deux groupes ont en outre annoncé leur "intention d'investir à hauteur de 10 millions d'euros pour la modernisation du site et le financement de nouveaux outillages spécifiques à partir de 2018", a ajouté le ministère.
Pour Bercy, "ces nouveaux éléments doivent permettre à l'entreprise GMD, unique potentiel repreneur identifié à ce stade, de finaliser son offre dans la perspective de l'audience du Tribunal de Commerce de Poitiers du vendredi 30 juin". Jusu'à présent, l'emboutisseur stéphanois GMD, dans une letre d'intention, évoquait la reprise de seulement 120 des 277 salariés.
Bruno Le Maire s'est également entretenu par téléphone avec Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine et ils sont tombés d'accord pour continuer d'"accompagner la restructuration du site après les décisions déjà prises en commun sur la dépollution du site et sur les loyers des bâtiments industriels".
Sur le site de GM&S Industry, à La Souterraine, occupé par les salariés, des ouvriers contenaient dans des bennes des feux allumés avec des pneus, des palettes et des cartons, près des machines, pour éviter leur propagation.
GM&S, emboutisseur/soudeur/assembleur de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse, a déjà passé six mois en redressement judiciaire et traverse son troisième redressement judiciaire en huit ans.