dimanche 9 avril 2017

En pleine dynamique, Mélenchon prononce à Marseille une ode vibrante à la paix

70.000 partisans de Jean-Luc Mélenchon rassemblés pour un meeting sur le vieux port de Marseille, le 9 avril 2017 (Afp)
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Jean-Luc Mélenchon a prononcé dimanche à Marseille une ode vibrante à la paix, dont il s'est dit le garant s'il était élu président, alors que sa spectaculaire dynamique est susceptible de lui ouvrir les portes du second tour.
"Si vous voulez la paix, ne vous trompez pas de bulletin de vote" et "si vous en choisissez un pour la guerre, ne vous étonnez pas si elle finit par arriver", a déclaré le candidat de La France insoumise (LFI) devant des dizaines de milliers de personnes (70.000, selon LFI) rassemblées sur le Vieux-Port.
Il a présenté un rameau d'olivier, qu'il portait à sa boutonnière, comme le "nouveau symbole" de sa campagne et rappelé que "la paix est centrale dans le programme qu'(il) présente". "Je suis le candidat de la paix", a-t-il lancé.
Reprenant son hommage ému à la Méditerranée, comme il y a cinq ans sur la plage du Prado, M. Mélenchon, donné au coude-à-coude avec François Fillon (Les Républicains) dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, a commencé par demander à la foule, débordant largement sur la Canebière, d'observer une minute de silence pour les migrants disparus en Méditerranée.
Puis, à la fin de près d'une heure d'un discours bien plus court qu'à l'accoutumée, il a assumé le propos qui avait été interprété en 2012 comme le coup d'arrêt de sa progression dans les sondages: "Aujourd'hui comme hier, je me réjouis que la France soit métissée et tous ses enfants sont nos enfants."
"Je vous demande un châtiment électoral exemplaire pour ceux qui ont voulu nous séparer", a-t-il asséné. Le candidat a salué l'"enthousiasme nouveau" entourant sa campagne, permettant aux électeurs de ne pas avoir finalement à choisir selon lui "entre deux extrêmes": "l'extrême droite condamnant notre grand peuple multicolore à se haïr entre lui-même" et "l'extrême marché, sorte de magie noire qui transforme la souffrance, la misère, l'abandon en or et en argent".
Reprenant son hommage ému à la Méditerranée, comme il y a cinq ans sur la plage du Prado, M. Mélenchon, donné au coude-à-coude avec François Fillon (Les Républicains) dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, a commencé par demander à la foule, débordant largement sur la Canebière, d'observer une minute de silence pour les migrants disparus en Méditerranée.
Puis, à la fin de près d'une heure d'un discours bien plus court qu'à l'accoutumée, il a assumé le propos qui avait été interprété en 2012 comme le coup d'arrêt de sa progression dans les sondages: "Aujourd'hui comme hier, je me réjouis que la France soit métissée et tous ses enfants sont nos enfants."
"Je vous demande un châtiment électoral exemplaire pour ceux qui ont voulu nous séparer", a-t-il asséné. Le candidat a salué l'"enthousiasme nouveau" entourant sa campagne, permettant aux électeurs de ne pas avoir finalement à choisir selon lui "entre deux extrêmes": "l'extrême droite condamnant notre grand peuple multicolore à se haïr entre lui-même" et "l'extrême marché, sorte de magie noire qui transforme la souffrance, la misère, l'abandon en or et en argent".
Il a expliqué que la paix se ferait aussi en développant les énergies renouvelables qui "nous soustraient à la tyrannie des énergies carbonées et des guerres qu'elle porte en elle pour le pétrole". Et pour commencer le travail de paix, il propose "une alliance pour la sauvegarde écologique de la Méditerranée" partagée par tous les pays qui la bordent.
Alors qu'il distance depuis trois semaines le candidat socialiste Benoît Hamon dans les sondages d'intention de vote et de popularité, M. Mélenchon n'est "ni grisé ni fatigué, il est déterminé", assure son directeur de campagne, Manuel Bompard.
L'objectif étant désormais de se qualifier pour le second tour, le candidat est "pleinement conscient de cette opportunité historique qui s'offre à nous dans les prochains jours", selon M. Bompard.
"On garde la tête sur les épaules pour ne perdre aucun instant en euphorie et pour être sur le terrain, convaincre les indécis et les abstentionnistes", promet Danielle Simonnet, porte-parole de M. Mélenchon et coordinatrice du Parti de gauche.
Dans la foule et sous un franc soleil, Nicole est venue avec son mari "revivre mai 1981", qui avait vu la victoire de François Mitterrand. "Mais attention", précise-t-elle, "c'est pour les idées. Je n'ai pas le culte de la personnalité".
Évoquant "la braise qui dorénavant incendie de nouveau nos clameurs et nos enthousiasmes", M. Mélenchon a affirmé que "ça s'entend, ça se sent, la victoire est à la portée de nos efforts!"
Le candidat entend désormais concentrer sa campagne sur les indécis et les abstentionnistes pour séduire par exemple un électorat gaulliste dégoûté par les affaires Fillon ou les ouvriers et employés, que le Front national a pu capter ces dernières années.
Qualifiant la campagne 2017 de "fascinante", le candidat de La France insoumise avait estimé vendredi avoir "rarement vu autant le peuple français se chercher" que cette année. "Mon optimisme est sans limite", avait-il ajouté.